Quand la prière relie les continents

Une prière qui fait le tour du monde… et s’arrête à Bienne

Chaque premier vendredi de mars, une étonnante chaîne spirituelle relie les continents. Des millions de personnes se réunissent le même jour, prononcent les mêmes mots et partagent les mêmes intentions. Cette tradition s’appelle la Journée mondiale de prière. En 2026, ce mouvement planétaire pose son regard sur le Nigéria, tout en trouvant un écho local jusque dans l’église St-Nicolas de Bienne.

Créée en 1887 aux États-Unis, la Journée mondiale de prière est aujourd’hui célébrée dans plus de 170 pays. Ce mouvement œcuménique, initié et porté par des femmes chrétiennes, invite chaque année les croyants à découvrir la foi, la culture et les réalités d’un pays différent. Le principe est simple mais puissant : des femmes d’un pays rédigent la liturgie, qui est ensuite traduite et célébrée simultanément dans le monde entier. La devise résume l’esprit de cette démarche : s’informer, prier et agir.

Le Nigéria au cœur de la célébration 2026

Cette année, la liturgie a été préparée par des femmes du Nigéria, pays d’Afrique de l’Ouest marqué par une grande diversité culturelle et religieuse. Leur message s’inspire de l’Évangile selon Matthieu :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. » (Mt 11, 28-30).

Sous le titre « Je veux vous fortifier. Venez ! », ces femmes racontent les défis de leur quotidien : pauvreté, violence, responsabilités familiales écrasantes ou difficultés d’accès à l’éducation pour les filles. À travers leurs témoignages, elles affirment pourtant qu’au cœur même de ces épreuves, la foi peut ouvrir un chemin d’espérance et de repos intérieur.

La célébration met aussi en lumière la solidarité entre femmes. Les récits évoquent par exemple des mères qui se battent pour envoyer leurs filles à l’école ou des veuves qui résistent aux injustices. Leur parole veut rappeler que les fardeaux deviennent plus supportables lorsqu’ils sont portés ensemble, dans la prière et dans l’action.

Une journée mondiale… vécue aussi à Bienne

Comme dans des centaines de villes à travers la planète, cette journée sera célébrée à Bienne le vendredi 6 mars à 10 heures, à l’église St-Nicolas. La communauté est invitée à se réunir pour un moment de prière et de partage inspiré par la liturgie nigériane.

La rencontre se veut ouverte à toutes et tous. Fidèle à l’esprit œcuménique de la Journée mondiale de prière, elle rassemblera des personnes de différentes confessions chrétiennes – et même au-delà. La célébration sera suivie d’une collation conviviale, occasion de prolonger la rencontre et d’échanger autour des réalités évoquées durant la prière.

Au-delà de l’instant spirituel, la journée rappelle aussi une dimension très concrète : les offrandes recueillies dans le monde entier soutiennent des projets sociaux et éducatifs, souvent destinés aux femmes et aux enfants dans des régions vulnérables. Prier, oui, mais aussi agir.

Une chaîne de solidarité qui traverse les continents

De l’Afrique à l’Europe, de l’Amérique à l’Asie, la Journée mondiale de prière crée ainsi un étonnant mouvement de solidarité. En quelques heures, la même liturgie circule de fuseau horaire en fuseau horaire : lorsque certaines communautés terminent leur célébration, d’autres commencent la leur.

À Bienne comme ailleurs, cette matinée du 6 mars s’inscrira donc dans une immense chaîne de prière mondiale, reliant les croyants par-delà les frontières. Une manière simple mais profonde de rappeler qu’au milieu des défis du monde, la foi peut devenir un lieu de repos… et de force pour avancer ensemble.

Céline Latscha

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